Où trouver une déclaration de non condamnation ?

novembre 12, 2025

La déclaration de non-condamnation est une formalité incontournable pour qui souhaite diriger ou créer une entreprise en France, et son obtention suppose de connaître les bonnes sources et les exigences légales. Elle atteste, sur l’honneur, l’absence de condamnations pénales ou de sanctions administratives empêchant l’exercice d’une activité commerciale ou la direction d’une personne morale, et doit faire référence à l’article A. 123-51 du Code de commerce. Ce texte propose des repères concrets pour localiser un modèle fiable, remplir correctement la déclaration, anticiper les vérifications opérées par les autorités et identifier les risques liés à une fausse attestation. Les démarches s’articulent autour d’acteurs publics et privés tels que Service-Public, le Casier Judiciaire National et le Greffe du Tribunal, ainsi que d’organismes sectoriels.

Où trouver un modèle officiel de déclaration de non-condamnation

Les modèles les plus sûrs et les plus utilisés proviennent des plateformes administratives reconnues par l’État, qui publient des versions actualisées et conformes aux exigences légales. Le site Service-Public met à disposition un modèle type que vous pouvez télécharger, compléter et imprimer, avec l’indication précise des mentions obligatoires telles que l’identité complète, la filiation, la date et le lieu de rédaction ainsi que la référence à l’article A. 123-51 du Code de commerce.

Les greffes des tribunaux et les sites professionnels comme Infogreffe proposent également des modèles dédiés aux formalités d’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés. Pour les professions réglementées, il est conseillé de vérifier auprès de la Préfecture compétente ou des instances professionnelles (par exemple la Chambre de Commerce ou les ordres professionnels) afin d’obtenir un modèle adapté aux exigences sectorielles.

Modèle type et pièces à joindre

Un modèle classique reprend l’énoncé suivant : identité du déclarant, filiation, adresse, déclaration selon l’article A. 123-51, lieu et date de signature, et signature manuscrite. Il est important d’indiquer le nom de jeune fille et le nom d’épouse le cas échéant afin d’éviter toute confusion avec un homonyme lors des vérifications administratives.

Les documents complémentaires varient selon la démarche : immatriculation d’une société, enregistrement d’une auto-entreprise ou nomination d’un gérant. Le Greffe du Tribunal et Infogreffe précisent souvent les pièces justificatives attendues, comme un justificatif d’identité et un justificatif de domicile, et suggèrent de joindre la déclaration au dossier d’immatriculation pour accélérer le traitement.

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Comment remplir et formaliser la déclaration de non-condamnation

La rédaction peut se faire à la main sur papier libre ou à l’ordinateur, mais la signature manuscrite demeure une exigence pour attester de la véracité des informations. Il convient d’éviter toute abréviation non standard et de vérifier l’exactitude des dates et des patronymes, car une erreur peut être interprétée comme une fausse déclaration au sens de l’article L. 123-5 du Code de commerce.

Pour un porteur de projet fictif, par exemple Sébastien qui souhaite immatriculer une SARL, la démarche consiste à remplir le modèle figurant sur Service-Public, à joindre la déclaration au dossier d’immatriculation déposé sur Infogreffe et à conserver une copie signée datée. Cette précaution facilite les échanges avec le Greffe du Tribunal et constitue une preuve en cas de demande ultérieure d’information.

Mentions obligatoires et erreurs fréquentes

La déclaration doit comprendre la référence explicite à l’article A. 123-51 et indiquer si la personne a ou non fait l’objet d’une condamnation pénale, civile ou administrative l’empêchant d’exercer des fonctions de direction. Les erreurs fréquentes concernent l’omission de la filiation, l’absence de date de signature ou la non-concordance des noms entre la déclaration et les pièces d’identité.

Une autre erreur répandue consiste à omettre d’actualiser la déclaration en cas de changement de dirigeant ou de modification statutaire. Il est recommandé de relire attentivement chaque document avant dépôt et d’utiliser le service en ligne du Greffe du Tribunal pour vérifier la complétude du dossier afin d’éviter un rejet administratif.

Cas pratiques : quand la déclaration est exigée et par qui

La déclaration est systématiquement requise lors de l’immatriculation d’une société au registre : gérants de SARL, dirigeants de SAS/SASU, dirigeants de sociétés civiles, ainsi que certains auto-entrepreneurs commerçants ou artisans. Les instances qui la demandent dans le cadre de formalités sont le Greffe du Tribunal, Infogreffe et les guichets administratifs des Préfectures lorsque la législation sectorielle l’exige.

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Pour des professions réglementées telles que la sécurité privée, la finance ou certaines activités de santé, des contrôles complémentaires sont réalisés par les autorités compétentes. Les ordres professionnels ou la Chambre de Commerce peuvent exiger une attestation spécifique pour valider une inscription ou délivrer un agrément professionnel, ce qui impose une vigilance accrue quant à la conformité du document.

Exemples concrets et anecdotes

Une petite entreprise artisanale ayant omis la filiation sur la déclaration a vu sa demande d’immatriculation retardée de plusieurs semaines, car le Greffe du Tribunal a sollicité des justificatifs complémentaires. À l’inverse, une structure qui a fourni une déclaration complète selon le modèle de Service-Public a obtenu son numéro SIRET rapidement et a pu ouvrir un compte professionnel auprès de La Banque de France sans difficulté.

Ces cas illustrent l’impact direct de la qualité de la déclaration sur la rapidité des démarches administratives et sur la crédibilité vis-à-vis des partenaires financiers ou institutionnels, tels que la Chambre de Commerce ou les réseaux consulaires.

Vérifications et risques liés à une fausse déclaration

La déclaration de non-condamnation fait l’objet d’une vérification systématique par le juge chargé de la surveillance du RCS, qui consulte le Casier Judiciaire National et, en particulier, le bulletin B2. Le contrôle vise à recenser d’éventuelles condamnations pénales ou sanctions administratives qui interdisent l’exercice d’une fonction dirigeante.

En cas de mensonge ou d’omission volontaire, le déclarant s’expose à des sanctions pénales et administratives : une amende pouvant atteindre 4 500 € et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois, conformément à l’article L. 123-5. La nullité de l’immatriculation ou des actes accomplis par la société n’est pas exclue si la fraude est avérée.

Que faire en cas d’erreur détectée après dépôt ?

Si une inexactitude est découverte après dépôt, il est impératif de régulariser la situation rapidement en contactant le Greffe du Tribunal et en déposant une déclaration rectificative accompagnée des pièces justificatives. Dans certains cas, le Ministère de la Justice ou le Casier Judiciaire National peuvent être saisis pour clarifier une situation antérieure.

La réactivité et la transparence réduisent les risques de sanction et limitent les conséquences administratives pour la société. Les professionnels tels que les huissiers, les notaires ou les conseillers juridiques peuvent accompagner la démarche pour garantir la conformité de la régularisation, en lien avec des structures comme les Notaires de France.

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Démarches concrètes selon les organismes et conseils pratiques

Pour obtenir un extrait du casier judiciaire ou vérifier sa situation, la démarche s’effectue auprès du Casier Judiciaire National via son site officiel ou par courrier selon les modalités indiquées sur Justice.fr. Le bulletin B2 n’est communicable qu’aux autorités compétentes, mais la consultation en amont permet d’anticiper d’éventuelles incompatibilités.

Lors d’une immatriculation, il est utile de préparer une copie signée de la déclaration pour le dossier à déposer auprès du Greffe du Tribunal ou via Infogreffe, et de conserver un exemplaire daté dans les archives de l’entreprise. En cas d’opération nécessitant un accord bancaire ou une caution, La Banque de France peut demander des justificatifs complémentaires, tandis que les conseils de la Chambre de Commerce restent un appui précieux pour les formalités locales.

En résumé ou Conclusion

La déclaration de non-condamnation trouve sa source dans des modèles officiels disponibles via Service-Public, Infogreffe et les greffes judiciaires, et doit inclure des mentions précises comme l’article A. 123-51 et la filiation du déclarant. Les vérifications par le Casier Judiciaire National et le Greffe du Tribunal rendent indispensable la rigueur lors de la rédaction, sous peine de sanctions prévues par l’article L. 123-5. En cas de doute, les recours pratiques passent par la consultation des sites institutionnels (Justice.fr, Service-Public), la sollicitation de la Chambre de Commerce, ou l’assistance d’un professionnel tel qu’un notaire affilié aux Notaires de France, afin d’assurer une immatriculation sereine et conforme.

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